Au boulot!

Aloha!

C’est l’heure de vous mettre à jour sur notre périple hawaiien. Il y a deux jours, on commençait notre travail de fermier. 8h tapant. Évidemment, nous étions réveillés depuis un bon bout puisque les coqs du quartier ont la fâcheuse tendance à se transformer en orchestre à la première lueur du soleil. Bon, nos mères vont être contentes (on parle beaucoup de nos mères, on le sait), on ne se couche plus à 3h du matin sans aucune raison!

Bref, on a commencé le boulot. Du vrai boulot de mâle. On a appris comment rendre nos bananiers heureux en les gardant bien humides. Ensuite est venu le temps d’appendre à utiliser un « weedwacker ». On est vraiment en train de devenir pro dans l’art de couper le gazon, surtout quand on a 4 acres de terrain à faire. Le soleil plombe fort le matin, ça devrait être bon pour que Jérôme perde sa bédaine. J’allais oublié, on a eu beaucoup d’aide de Conar (vous avez bien lu), un skateboarder californien ben relaxe. C’est lui qui avait notre rôle sur la ferme dans la dernière année.

L’après-midi fut tranquille après ce dur labeur. On a siesté par temps gris, après que Sue nous ait dit qu’on mangerait tous ensemble le soir venu. Vers 16h, Steve est revenu avec un gros poisson, un Ahi (thon jaune). C’était fascinant de le voir à l’oeuvre lorsqu’il dépeçait et préparait le poisson pour le souper. Bonus: la fille de 9 ans de Sue, Ruby, salivait à la simple idée de pouvoir avoir l’oeil du poisson pour l’observer. Rassurez-vous, elle ne l’a pas mangé, mais elle a joué avec pas mal.

Le souper était succulent, entouré d’enfants et d’amis de la famille. Le thon était enrobé d’un peu de farine de noix de macadam et frit légèrement. Délicieux… mettons qu’on a des croûtes à manger en matière d’apprêter le poisson. Le poisson était accompagné de blé d’Inde d’Hawaii (Jérôme en a mangé, ce qui est un exploit compte tenu du fait qu’il déteste ça à Québec), de patates douces bleues, de riz et d’aubergines. Vraiment bon! Pendant que les enfants font des âneries autour du feu, le dessert arrive. Gâteau à la mangue et tarte à la citrouille que Sue a fait durant la journée. Délicieux.

La soirée continue, mais on commence à être fatigué. Jérôme a mal à la tête, mais Sue commence à lui parler du logo qu’elle aimerait avoir pour sa prochaine ligne de produits de beauté. La discussion s’arrêtera quand Sue réalisera qu’elle a oublié d’aller chercher ses filles à leur leçon de Judo, au grand soulagement des neurones de Jérôme. Vite, au dodo bien mérité.

Mardi, on s’est attaqué au bien-être de nos bananiers et ensuite, on s’est affairé à couper tout le « Cane grass » derrière la maison de Dominique. On va ensuite pouvoir y planter… vous aurez deviné… des bananiers! On aime ça pas mal. Bref, gros travail en perspective vu la quantité d’herbe…

En après-midi, on s’est dirigé vers la Manini Beach après un petit arrêt à l’épicerie. Fait particulier, la Big Island n’a pas beaucoup de vraies plages de sable. Notre plage était plutôt gazonneuse, avec beaucoup de cailloux. On avait toutefois accès à la baie. Jérôme s’est mouillé très vite, alors que j’y suis allé d’une petite saucette gênée. Après un bon 5 minutes à glander, j’ai finalement rejoint Jérôme. Pas pire première fois dans l’océan pacifique! Même si la plage est particulière, la vue qu’on a de la côte est phénoménale.

Le ciel commence à se couvrir, fidèle à lui-même en fin d’après-midi. On retourne à la maison pour la fin de la journée. On soupe au filets de goberge, riz et fruits. On s’améliore! Dodo à 21h, comme de vrais bons garçons.

Mercredi fut très similaire au mardi. Le matin, on est retourné en guerre contre le Cane Grass, et après-midi relaxe à notre « plage ». Souper pâtes de thon et sauce alfredo, c’était pas pire. Fait particulier de la journée, on avait la toune du Carnaval de Québec de pognée dans la tête tout l’après-midi, fouillez-moi pourquoi.

Jeudi, petit chiffre de 8h à 11h. On a débuté avec le Cane Grass, mais vers 10h, on est allé apprendre comment cueillir nos premières bananes avec Sue!  Des mini-bananes en plus!

À 11h, on se prépare et on ingère des grilled cheese(-jambon) avant de partir à la recherche d’une vraie plage. À noter que j’ai réussi à manquer mon grilled cheese de façon monumentale, mais il était meilleur parce qu’il était hawaiien. On part finalement vers la Hookena Beach, à environ 10-12 miles de chez nous. On a réussi à se perdre une fois, mais on ne le dira pas trop fort. Arrivé à laplage, on est agréablement surpris! Une vraie plage, avec du sable (gris-noir) et des vagues. Le sable est brûlant vu sa couleur. On se baigne, on lit et on se fait griller bien tranquille. La vie est belle.