Hawaii, here we come.

Bon, c’est parti! (Prendre note qu’il y aura sûrement beaucoup de détails niaiseux parce qu’on va utiliser ce blog comme journal intime. Oui oui, intime  )

Après plusieurs semaines à en parler et à préparer nos trucs, on part. On part pour vrai! Pour 2 mois et demi, 83 jours exactement… 83. Oui oui. Mais une longue route nous attend…

Un petit 8000 kilomètres nous attend, avec en prime des pleurs de mamans un peu trop émotives (on vous aime!), des rires, de l’ennui (LAX, t’es plate en maudit la nuit!) et de l’émerveillement devant rien.

On commence le tout à l’aéroport de Québec, là où les mères nous font quasiment sentir mal de partir aussi longtemps quand on regarde leurs beaux yeux plein d’eau. Mais bon, you know.. les billets d’avion sont pas remboursables. On n’a pas le choix…  C’est alors le temps des derniers adieux un peu nerveux, avant de disparaître derrière le point de sécurité. Voilà, pas de parents pour les deux prochains mois (  ). On commence donc notre attente pour notre vol de Newark sur un banc magnifiquement sponsorisé par l’Université Laval. On commence à capoter un peu, parce que notre vol est en retard, et aussi parce qu’on a seulement deux heures à Newark pour récupérer nos bagages et passer les douanes… On n’a jamais fait ça une correspondance inter-pays, nous!

On arrive à Newark en avance malgré notre retard (?). L’aéroport est finalement
pas mal plus proche de New York qu’on pensait. On décide donc de faire vite, et faire la course contre les autres passagers. Ils ont tous pris l’escalateur. On arrive finalement aux douanes. On capotait finalement pour rien. On a passé en 15 minutes, le temps que Monsieur Viera nous contrôle sans dire un mot (ou presque). Commence la courte attente d’une heure pour notre vol pour Los Angeles. Cette fois-ci notre banc nous est pas fourni par l’Université Laval… Il semble y avoir quelques tâches dessus que Jérôme soupçonne être du vomi. «Pas grave», dis-je.

On s’envole donc pour Los Angeles. Le vol a très bien été, on avait même la télé en direct dedans, on arrête pas le progrès. On a pu écouté les Clippers de Los Angeles s’effondrer au 4e quart contre les Rockets de Houston, à notre grand dam (DAMN!).

On atterrit donc à Los Angeles par un temps pluvieux et un peu humide. Il est minuit, et une longue nuit nous attend. On a eu la brillante idée de dormir à l’aéroport pour les 9 heures d’attente. Excellente idée, si vous voulez avoir l’air d’une gang de hobos sans logis. On a donc dormi sur le tapis du Terminal 6. Merci Alaska Airlines, votre tapis était excessivement inconfortable.

Bref, longue nuit à pas faire grand chose finalement. À 4h, le terminal se réveille, les passagers commencent à arriver. On essaie de dormir encore un peu. À 6h, on décide de passer le point de contrôle et d’aller déjeuner avant d’attendre notre vol.

L’avion pour Hawaii décolle en avance, une première! Le vol se fait tout en douceur alors qu’on traverse la moitié du Pacifique. Cinq heures plus tard, on arrive. Finalement. Après 24 longues heures de transit, on arrive!

ON EST À HAWAII. Pour les 82 prochains jours. Dominique, l’une de nos hôtes nous attendaient déjà à l’aéroport avec des colliers faits en feuilles de « je ne sais pas trop quelle plante encore ». Ils étaient ben beaux en tout cas. Elle nous fait faire le tour de Kona en prenant la route touristique. C’est fou. C’est beau. L’eau, les roches volcaniques noires, les arbres…

On rencontre finalement Sue, notre deuxième hôte, toute aussi charmante que la première. On s’installe dans notre petit studio… Et on relaxe un peu, enfin… Merci seigneur.