Maui

Aloha… Watch out, ce post sera long.

Bon, par où commencer… Jeudi passé, le 9 juillet, nous sommes partis pour Maui pour la fin de semaine! On s’est donc rendus à l’aéroport en début d’après-midi. Sur le chemin, on devait aller chercher deux nouvelles personnes qui travailleront sur la ferme avec nous, Kevin et Paris, un jeune couple de Las Vegas. Ils sont très gentils, et on est maintenant voisins! On est donc tous montés à l’aéroport pour qu’on puisse leur remettre les clés de notre bon vieux F-150… Séparation difficile.

Arrivés à l’aéroport, on se rend vers notre terminal, extrêmement à l’écart du reste. En effet, la compagnie aérienne avec qui on a fait affaire n’est pas très grosse… C’est Mokulele Airlines, et leur flotte aérienne consiste en 15 avions Cessna de 11 places. Pas gros comme on dit… et Dieu sait que je trippe sur les avions… (voir du sarcasme). Bref, on arrive pour faire notre check-in, on n’a besoin que d’une simple pièce d’identité et on est confirmé. Ah, et on se pèse avec notre sac aussi sur une grosse balance. Jérôme constate alors qu’il a peut-être perdu un peu de poids depuis le début du voyage… Il pèse autant avec son sac de 15 livres que son poids au départ du voyage. Faut croire que de travailler sur une ferme, ça raffermit!

Après le check-in, on nous dit qu’on a pas besoin de billet pour monter à bord de l’avion. Pas de passage de sécurité non plus. Mais c’est quoi ce cirque? Bref, on se stresse pas trop comme on le fait depuis presque 2 mois déjà. Après une attente au gros soleil de près de 2 heures, on se fait nommer personnellement pour confirmer qu’on est bien présents. On se fait donné notre numéro de rangée, y’en a juste 5… En direction de l’avion sur le tarmac, on rencontre nos deux pilotes qui nous ouvrent la porte et nous disent de faire attention aux marches étroites. Et… je m’enfarge naturellement! Jérôme l’a presque eu sur caméra… Mais non! 

Le vol est vraiment différent de ce qu’on est habitués, les pilotes nous font leur speech de sécurité, ferment leur rideau qui nous sépare du cockpit. En 45 minutes, on est rendus à Maui… Les vues durant le vol sont spectaculaires. On survole les rives de notre Big Island pour ensuite atteindre les rives de Maui et le mont Haleakala, volcan endormi. La descente est assez mouvementée. On nous avait prévenus avant le vol. Jérôme en profité pour se donner le mal des transport en prenant d’innombrables photos. Ça a valu la peine par exemple… L’île vue de haut est absolument magnifique.

Descendus de l’avion, on passe encore une fois aucune sécurité, ne serait-ce qu’une simple petite clôture en métal. On part donc à la recherche d’un taxi à l’aéroport de Kahului, ville la plus peuplée de l’île de Maui. 25 000 habitants environ, pas énorme disons-le. On trouve notre taxi et on atteint notre auberge, le Banana Bungalow Maui Hostel en 15 minutes. On entre par la porte d’en arrière, parce que la porte avant est mystérieusement fermée. À l’intérieur, il fait une chaleur assez intense… Bref, on fait notre check-in. On nous donne notre clé. Chambre 9. On avait parfois lu que l’auberge n’était pas la plus propre… Et ces critiques avaient raison! Mais bon, on en rit plus que d’autre chose même si l’odeur dans notre chambre, mêlée avec la chaleur est particulière. Une bonne odeur de renfermé. D’au moins 15 ans. Bref, on découvre aussi que nos co-chambreurs sont du Nouveau-Brunswick et parlent très probablement notre langue. Ça devrait être comique.

Après une petite tournée dans le quartier et au dépanneur, on retourne à l’auberge. On s’installe dans l’air commune avec notre jeu de carte, histoire de se fondre à la foule. L’auberge est pas énorme, mais il y a quand même du monde. Lorsque les expéditions de la journée reviennent, l’auberge prend vie. On se met à entendre du français partout. On se demande si on s’est pas rendus à Cuba par inadvertance. En jouant aux cartes, une première Québécoise vient nous parler, Mélanie! On jase un peu, elle nous dit de nous joindre à leur table plus tard dans la soirée… Pis comme on est niaiseux, on comprend pas que ça veut dire « tout de suite ». Trois minutes plus tard, c’est au tour de Roxanne de venir nous voir pour nous dire de nous en venir. Cette fois-ci, on comprend un peu plus vite et on se joint au reste du groupe. La soirée est bien arrosée, le monde est vraiment cool. On a littéralement rempli une table complète avec 15 Québécois. Conclusion : on est définitivement à Cuba.

On a réalisé aussi quelques trucs dans le courant la soirée… Premièrement, pour trouver un employé de l’auberge, trouve une personne sans t-shirt. Deuxièmement, si tu veux de l’autorité, ne possède tout simplement pas de t-shirt. Et finalement, si tu veux affirmer ta suprématie, monte sur la table des Québécois pour danser sur du bon vieux Aqua. C’est comme ça qu’on a fait connaissance avec notre bon ami, Dan, mon employé préféré de l’auberge (not). Disons qu’il y a eu un peu de friction entre lui et moi… Mais bon!

Vers la fin de la soirée, on retrouve un Jérôme un peu ivre en train de jouer du City & Colour avec Philip, un employé de l’auberge. Bon show! Je vais donc me coucher, sans trop déranger nos amis du Nouveau-Brunswick. Il fait chaud dans la chambre… mais ivre, ça dort bien quand même.

Le lendemain, vendredi, on va à Kaanapali Beach en compagnie d’Amélie, Roxanne, Frédérique et Julie. En fait, c’est surtout Amélie qui nous a traînés là. Elle savait par où aller. On a donc pris le bus pendant une heure environ pour se rendre à la pointe Ouest de l’île, là où il fait toujours beau. La plage est magnifique, une vraie longue plage de sable blanc. On apercevait aussi les îles de Lanai et Molokai devant nous. On s’est baignés longtemps. L’eau était belle et calme. Là, on avait vraiment l’impression d’être en vacances. On a aussi eu l’occasion de sauter d’une roche assez haute à la pointe de la plage. On a estimé ça à environ 3 Derek, environ 6 mètres. C’était vraiment cool!

La journée à la plage a tiré à sa fin, on est retournés à l’auberge, tous un peu brûlés par le soleil. En soirée, c’était la soirée Free Burgers & Beer. Belle soirée, plus tranquille que la précédente. Fait marquant, Jérôme et Roxanne ont réussi à échapper pas un, mais deux burgers qu’on leur a donnés. Je soupçonne Dan d’être derrière ça… On a finalement rencontré d’autres Québécois durant la soirée, plus courte que la précédente parce que le lendemain, on devait se lever pour une longue randonnée.

Samedi, on se lève pour aller faire une randonnée sur le volcan Haleakala. L’auberge offre des expéditions gratuites chaque jour, qui nous coûteraient normalement des centaines de dollars. Ça vient contre-balancer la propreté de l’auberge disons…

Rocky, notre guide, nous amène au sommet de la montagne en un peu plus d’une heure. La montée est très sinueuse, histoire de donner encore une fois le mal des transports à notre ami Jérôme. À noter que notre Econoline est entièrement rempli de Québécois. On est donc à près de 3000 mètres d’altitude. On aperçoit les nuages au loin, qui sont plus bas que nous… C’est impressionnant. La vue du cratère est spectaculaire, surtout lorsque l’on sait qu’on s’en va marcher 20 kilomètres dedans.

La randonnée dure environ 6 heures. On descend pendant longtemps et les vues sont à couper le souffle. Les paysages sont pratiquement martiens par endroit. Le paysage est aride avec peu de végétation. Plus on avance durant la journée, plus on s’approche du moment où l’on devra remonter ce qu’on a descendu. On remonte à un tout autre endroit, en zig-zag. La montée dure près de deux heures, mais on avance à bons pas, et les paysages sont hallucinants. On n’a jamais rien vu de tel. Une bruine vient se rajouter,à la fête, en plus de deux arcs-en-ciel. On a pu prendre des photos géniales aussi…

Rendus à la fin de notre montée, on s’évache dans le parking du parc, plutôt satisfaits de nos 20 kilomètres. Une fois les derniers arrivés, on remonte au sommet pour aller assister au coucher de soleil. La température change rapidement. On a besoin d’une « tite laine ». On s’installe, on prend quelques photos alors que le soleil continue sa descente inarrêtable derrière les nuages. On a eu droit à un beau spectacle de couleurs, avec une vue sur la mer, les montagnes et les nuages. À couper le souffle encore une fois…

Une fois à l’auberge et après un dîner gastronomique chez McDonald’s, on décide de jouer aux cartes, tranquilles. Après cette longue journée, on est un peu fatigués disons… Événement comique, Dan ne me reconnaît plus, et nous invite même chez lui… Je me suis réconcilié avec lui apparemment…

Suite à une dernière nuit au sommeil plutôt, on entame notre dernière journée. On décide de partir tôt le matin en bus après notre check-out avec Roxanne, Frédérique et Julie pour aller déjeuner au centre commercial pas trop loin. On a donc trouvé un IHOP, spécialiste des pancakes. C’était bon! Après ça, les hommes ont relaxé sur un banc et les filles ont magasiné pendant un moment.

Notre vol est à 19h15, on fait nos adieux à Frédérique et Julie, et on s’en va à l’aéroport vers 15h avec Roxanne qui a aussi un vol à prendre deux heures avant nous. On joue aux cartes, et on fait nos adieux à Roxanne, qu’on reverra normalement le 16 à Waikiki!

Le vol de retour est tout aussi simple que l’aller… Mais encore plus magnifique. On assiste au coucher de soleil du haut des airs. Je me répète, à couper le souffle… La descente, elle, était un peu plus mouvementée.

À l’arrivée, Kevin et Paris nous attendent. Ils ont été assez gentils pour venir nous chercher à l’aéroport. On les remercie!

En fin de semaine, on repart encore. On quitte pour l’île d’Oahu, où se trouve Honolulu et sa fameuse plage de Waikiki. On a hâte! Et on vous réécrit!

Mahalo!